Les derniers jours de l'apesanteur



Les derniers jours de l'apesanteur

Fabrice Caro

Gallimard - Ecoutez lire

288 minutes

17.99 euros 

Résumé ~

L'année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire.
« Je m’étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C’est dingue, c’était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date … Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J’étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure… »
Jonglant avec l’euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d’une année de terminale à la fin des années 80.

Mon avis ~

Avec Les derniers jours de l’apesanteur de Fabcaro, écouté en version audio, j’ai découvert un récit à la fois nostalgique, tendre et profondément humain. Dès les premières minutes, le roman installe une ambiance très particulière, celle des années 80, avec tout ce que cette période peut évoquer de douceur, de maladresse adolescente et de petits détails du quotidien qui réveillent une certaine nostalgie, même pour ceux qui ne l’ont pas forcément vécue.

L’histoire nous plonge aux côtés d’un jeune homme à l’aube du baccalauréat. Ce moment charnière de la vie, où l’on oscille entre l’insouciance de l’adolescence et les premières inquiétudes de l’âge adulte, sert de toile de fond à un récit très intimiste. Plus qu’une intrigue à proprement parler, c’est surtout une tranche de vie que nous propose Fabcaro, avec ses moments simples, ses réflexions, ses interactions et tout ce qui compose le quotidien d’un adolescent de cette époque.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la manière dont l’auteur parvient à retranscrire l’atmosphère des années 80 sans tomber dans l’excès ou la caricature. Les références culturelles, les habitudes, les relations sociales ou encore les préoccupations des personnages créent une immersion très naturelle. On ressent une vraie authenticité dans cette manière de dépeindre une génération et son environnement.

Le roman ne se concentre pas uniquement sur son protagoniste principal. Nous découvrons également plusieurs jeunes hommes, tous différents les uns des autres, avec leurs personnalités, leurs histoires et leurs façons de voir le monde. Cette diversité rend le récit vivant et crédible. Chacun apporte quelque chose à l’ensemble, que ce soit à travers les amitiés, les échanges ou les petits événements du quotidien.

Cependant, c’est surtout le personnage principal qui m’a touchée. J’ai aimé le suivre dans sa vie de tous les jours, dans sa famille, ses relations amicales, ses activités et ses questionnements. Le récit prend le temps de montrer ces instants parfois anodins, mais qui construisent pourtant toute une période de vie. C’est justement cette simplicité qui rend l’histoire attachante. Il n’y a pas forcément de grands rebondissements ou de tension dramatique permanente, mais plutôt une succession de moments sincères qui donnent au roman une vraie douceur.

L’écriture de Fabcaro fonctionne particulièrement bien dans ce registre. On retrouve une certaine sensibilité mêlée à un humour discret, parfois presque mélancolique. L’auteur observe ses personnages avec tendresse et parvient à rendre touchants des événements très ordinaires. En audio, cette atmosphère ressort encore davantage, donnant l’impression d’écouter les souvenirs d’une époque révolue.

Au final, Les derniers jours de l’apesanteur est un roman qui mise avant tout sur l’ambiance et les émotions du quotidien. Une histoire douce, nostalgique et humaine, qui prend le temps de s’intéresser aux petits détails de l’adolescence et aux relations qui façonnent cette période de la vie. Une écoute agréable et pleine de charme, portée par une atmosphère typiquement années 80 qui fonctionne particulièrement bien.

⭐⭐⭐⭐

/Livre audio offert par Gallimard via NetGalley/












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